Trois erreurs à ne pas commettre au lancement de votre entreprise

Conseils de Tory Johnson

Temps de lecture : environ 3 minutes

Lorsque j’ai lancé ma première entreprise à la fin des années 1990, je n’avais ni argent, ni diplôme universitaire, ni même une idée concrète de la façon de créer une entreprise. Tout ce que je savais, c’était que je voulais être ma propre patronne et que l’échec n’était pas envisageable. Alors, j’ai tout appris au fur et à mesure.

Au cours des 15 années qui ont suivi, j’ai créé deux entreprises consacrées aux femmes et à leur carrière, qui génèrent un chiffre d’affaires de plusieurs millions de dollars. Rétrospectivement, soit par nécessité, soit par pur hasard, j’ai évité certains écueils qui, comme je l’ai appris par la suite, nuisent à la réussite d’un grand nombre de ceux qui aspirent à devenir propriétaires de petites entreprises.

Voici les trois erreurs à ne pas commettre lorsque vous êtes pressé de faire décoller votre entreprise.

1. Garder le secret

Lorsque j’ai lancé ma première entreprise, Women For Hire, j’ignorais tout du fonctionnement interne des salons de l’emploi. Tout ce que je savais, c’était que ce genre de salon foisonnait, mais qu’aucun d’entre eux n’était strictement réservé aux femmes. J’ai parlé de mon projet à toutes sortes de gens, en guise de préambule, avant de solliciter leurs conseils et leurs contacts, sans jamais penser que quelqu’un puisse me voler mon idée pour créer soi-même une entreprise de ce genre.

Pourtant, les personnes qui aspirent à devenir entrepreneurs me répètent sans cesse qu’elles ont une excellente idée, mais qu’elles refusent d’en parler à âme qui vive parce qu’elles craignent par-dessus tout qu’on leur vole leur idée. Je leur conseille toujours de ne pas s’inquiéter. La plupart des gens sont bien trop occupés par leurs problèmes pour venir s’approprier le projet des autres.

Ne vous en préoccupez pas trop. Essayez plutôt d’attirer l’attention des gens sur ce que vous offrez, car ce n’est qu’en ouvrant la bouche que vous pourrez recueillir les conseils, avis, recommandations et commandes de ceux qui soutiennent votre projet.

2. Planifier à l’excès

J’ai démissionné de mon poste où je faisais des horaires de bureau avec des jumeaux en bas âge et des dépenses qui nécessitaient que mon mari et moi travaillions tous deux à plein temps. Je n’avais pas le luxe de pouvoir m’offrir une période sans salaire pendant que j’élaborais une stratégie détaillée. Il me fallait viser la simplicité : trouver 50 entreprises qui me paieraient pour être présentes à mon nouveau salon de l’emploi pour femmes, puis promouvoir l’événement de façon suffisamment efficace pour que des femmes s’y rendent et postulent à des emplois. 

Au lieu de planifier à l’excès en écrivant plusieurs versions d’un plan d’affaires à rallonge, en fignolant chaque détail au détriment d’une action concrète, j’ai foncé sans jamais revenir en arrière. Au bout d’environ deux mois d’activité passés à appeler les entreprises chaque jour toute la journée pour les convaincre de réserver un stand, et à promouvoir l’événement auprès des femmes, l’entreprise Women For Hire était née. Et trois mois à peine après avoir démissionné de mon emploi salarié, mon premier salon a connu le succès.

3. Engager des dépenses somptuaires

Comme je n’avais pas d’argent à l’époque, l’idée de louer un bureau ne m’est jamais venue à l’esprit. Je travaillais sur un bureau Ikea bon marché placé dans un coin de ma chambre, avec une ligne de téléphone fixe, un ordinateur et un fax.

Je vendais un service à des dirigeants qui occupaient des bureaux chics dans des sociétés du Fortune 500. Pourtant, aucun d’entre eux ne se doutait que je travaillais de chez moi avec mes jumeaux et leur nourrice dans le salon. Lorsque je prenais les inscriptions de ces entreprises, aucun des responsables en ressources humaines auxquels j’avais affaire ne posait de question lorsqu’il fallait envoyer un chèque à l’adresse de mon domicile. Au lieu d’« Appartement 3A », on pouvait lire « 3e étage » sur ma facture. Les chèques me parvenaient toujours sans problème.

Faites l’impasse sur le superflu et n’investissez que dans le minimum nécessaire pour avancer. Vous pourrez toujours vous offrir mieux plus tard, ce qui n’en sera que plus gratifiant !


Lancer son entreprise est une aventure unique, et malgré tous vos efforts, les choses ne se dérouleront pas toujours exactement comme prévu. Ces trois erreurs évitées à mes débuts m’ont appris une autre leçon, plus importante, celle-là : on a beaucoup plus à gagner si on accepte les choses comme elles viennent, sans être obsédé par le désir de perfection. Et n’oubliez pas que les gens sont généralement plus disposés à vous soutenir qu’à se mettre au travers de votre route. Alors, restez ouvert, positif et profitez du voyage !


À propos de l’auteur

Tory Johnson anime chaque semaine une série américaine où elle donne des bons plans et astuces aux téléspectateurs. Pendant plus de 10 ans, elle a étroitement collaboré avec des propriétaires de petites entreprises (ou aspirant à le devenir) afin de les aider à réaliser leurs rêves. Suivez-la directement sur Twitter et Instagram ou encore sur ToryJohnson.com.